septembre 2018 | 3 minutes de lecture
L'IA au quotidien

[Parlons d'IE] #10 : « Elle est bientôt finie notre transformation digitale ? »

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Maurice Ndiaye
Partner

S’il y a bien une notion qui continue d’occuper une place prépondérante dans les comex, les hors-série, les livres blancs, les tables rondes et les salons, c’est celle de la transformation digitale. En réalité, le terme semble avoir pris son essor en 2014, prenant la place du concept de digitalisation né lui dix ans plus tôt.

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La nécessaire adaptation au digital et à la data

Alors que l’écosystème de consultants, de solutions, de guides pratiques, magazines spécialisés et autres think tanks autour de la transformation digitale ne cesse de croître, force est de constater qu’il y a toujours une vraie difficulté pour nombre d’entreprises à correctement définir et a fortiori piloter cette transformation. Et ce malgré le consensus autour de l’impérieuse nécessité pour toutes les entreprises de s’adapter aux nouveaux comportements et usagesqu’ont apportés le digital et sa cousine la data. Au risque de ne pas passer le prochain exercice fiscal.

Faut-il la mettre en œuvre, la piloter, la manager ? Comment la réussir, et d’ailleurs que voudrait dire l’avoir réussie ?

L’un des premiers obstacles réside bien dans l’ambiguïté du concept et sa dimension tentaculaire : compétences, ressources humaines, modèle économique, logistique, organisation, systèmes d’information, distribution, tout y passe sans exception.

Le deuxième, lié au premier, vient du fait que les directions générales ont souvent du mal à poser un diagnostic clair sur leur propre situation. Souvent par manque de retours objectifs et consolidés sur les indicateurs pertinents liés à la valeur d’une démarche de transformation. Comment se lancer dans une transformation si on n’est pas en capacité d’évaluer les gains de performance, de productivité, les risques à ne pas se transformer, les coûts d’opportunité d’une approche court-termiste vs long-termiste…

Peut-on vraiment réussir sa transformation digitale ?

Ce serait bien présomptueux de vouloir dresser ici en quelques lignes une formule magique pour résoudre l’ensemble de ces problématiques.

En revanche, lorsque l’on observe ce que font les entreprises qui sont parvenues à conserver leur compétitivité et leur croissance au cours des deux dernières décennies, quelque chose semble ressortir de façon singulière. Pour elles, la transformation digitale n’apparaît pas comme un projet avec un début et une fin comme pourrait le laisser supposer son nom. Il ne s’agit pas de faire une réorganisation, nommer un CDO (Chief Digital Officer), et équiper ses commerciaux d’iPads. En réalité, la transformation est permanente. Ce n’est pas une transition, mais bien un état, une forme d’agilité totale qui permet à l’organisation d’évoluer sans cesse pour conserver sa solidité et sa robustesse. D’autant plus que nous vivons désormais dans un environnement devenu complètement liquide, comme l’a si bien théorisé Zygmund Baumann.

De nombreuses pistes à explorer, et notamment l’IA

Les pures players et en particulier les GAFA sont une illustration évidente de ce propos. Il est néanmoins vrai que leur force de frappe financière leur assure une vraie latitude pour financer des approches très exploratoires et itératives. Sur un modèle différent, de nombreux groupes industriels ont institutionnalisé des structures de Lab, plus ou moins intégrés à la roadmap business de la maison mère. Ils fonctionnent souvent comme une entité externe non entravée par l’inertie ou les freins culturels de l’organisation. Si la démarche est louable, les résultats sont très inégaux, avec parfois une désynchronisation trop forte entre les champs d’action dudit Lab, et un réel impact business/industriel sur l’activité de l’entreprise. Il est important que la démarche mobilise les collaborateurs de l’intérieur. Il faut donc créer les conditions de l’adhésion de ces-derniers à la démarche : faciliter leur quotidien, réduire la hauteur de la marche dans l’appropriation de nouvelles méthodes de travail par des outils et un accompagnement adéquat, redonner de la perspective sur les impacts positifs de la transformation…

C’est d’ailleurs l’une des ambitions de l’intelligence étendue : libérer le potentiel des collaborateurs en transférant une partie de leurs contraintes à des IA, pour mieux leur redonner l’agilité, la souplesse et la réactivité dont ils ont tant besoin pour anticiper, produire et performer au quotidien.

Pour que la transformation digitale soit enfin vécue comme vecteur d’opportunités et de création de valeur. Et non plus comme un buzzword fourre-tout qu’on ne comprend pas vraiment, voué à faire travailler des cabinets de conseil ou justifier des plans de départ...

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Maurice Ndiaye, Partner Synomia, continue sa chronique "Parlons d'Intelligence Etendue (IE)" pour expliciter cette notion clé aujourd'hui pour les brainworkers. Les dirigeants et décideurs business d'aujourd'hui sont contraints de prendre des décisions stratégiques toujours plus précises et rapides. Pour accélérer leur processus de décision, il est nécessaire d'être assisté par des outils d'intelligence artificielle et d'analyse de data.

Vous pouvez également consulter les chroniques de Maurice Ndiaye parues sur Influencia.

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